Quoi de neuf dans les pratiques naturelles de santé ?
septembre 11th, 2007 by air1Venant de connaître ce bel outil, je vous propose de l’utiliser pour échanger des informations et des points de vue sur l’univers des pratiques naturelles de santé et notamment sur son actualité.
Par exemple, le monde de l’ostéopathie est agité de moult remous depuis que la liste des écoles habilitées à délivrer le diplôme national d’ostéopathe est sortie (J.O. du 17/08). En effet, même si une “deuxième fournée” est prévue courant septembre, cette première liste ne contenait aucune école encadrée par des kinés, ce qui a soulevé de vives protestations de la part de ces derniers.
Il faut préciser que les ostéopathes “Ni-ni”, c’est-à-dire ni médecins, ni kinésithérapeutes ont dû lutter pendant des années, voire même plutôt des décennies pour imposer l’efficacité de leurs techniques dans des domaines d’interventions où la médecine et la kiné “simple” étaient très loins d’obtenir les mêmes résultats.
La loi Kouchner, en 2002, avait enteriné la reconnaissance des ostéopathes comme profession de santé sans pour autant définir qui avait, et selon quelles modalités, le droit de l’exercer. Ce vide juridique a amené, très logiquement, un nombre important de praticiens insuffisamment formés et le plus souvent à temps partiel à revendiquer le titre d’ostéopathe, c’est-à-dire que très paradoxalement, cette reconnaissance “sans conditions” a plutôt terni l’image de cette pratique en autorisant tout et n’importe quoi.
C’est ce vide juridique qui est en train d’être comblé avec la création du diplôme national, amenant toutefois quelques réserves de part et d’autre : le nombre d’heures validant le cursus est fixé à 2650 H, ce qui ne laisse pas d’étonner ceux qui ont fait 5000 H et qui place la barre à un niveau très important pour les médecins et kinés qui étaient bien en-dessous de ce nombre d’heures de formation.
Malgré tout, on peut penser que seule cette décision permettra d’harmoniser à terme ces niveaux très inégaux et si seuls les ostéopathes provenant des écoles choisies se réjouissent tout à fait de cette décision (puisque ceux qui sont diplômés depuis moins de 5 ans d’une autre école n’ont plus qu’a repasser un examen validant), gageons que c’est l’ostéopathie toute entière qui en sortira gagnante et au final surtout ses patients.
On peut penser que le cas des ostéopathes va servir d’exemple pour toutes les pratiques de santé développées par des non-médecins mais pour eux, de l’ayurvéda à la médecine traditionnelle chinoise en passant par la naturopathie ou le shiatsu, la route est encore longue …